Un boîtier que l'on maîtrise, plus qu'un boîtier complet
Sur le terrain, ce n'est jamais le matériel photo le plus perfectionné qui fait la photo, mais celui que l'on connaît par cœur. Un appareil dont nous réglons l'exposition sans y penser vaut mieux qu'un boîtier découvert la veille du départ. Reflex, hybride, peu importe le choix technique : ce qui compte, c'est la disponibilité de l'appareil au moment où la lumière se donne, souvent en quelques secondes, comme à l'heure dorée sur la rivière Li ou dans les vallées de l'Altaï.
Cette exigence n'est pas propre aux photographes confirmés. Nos guides adaptent systématiquement leur accompagnement au niveau de chacun, du voyageur qui découvre la photographie avec son téléphone à celui qui maîtrise déjà la pose longue. Ce qui compte avant le départ, c'est de passer quelques heures avec son appareil pour en connaître les réglages de base, plutôt que d'investir dans un modèle plus sophistiqué qu'on découvrira sur place.
Bien choisir ses objectifs : deux focales suffisent
Un grand-angle pour les paysages et l'architecture, un télézoom pour les portraits et les scènes prises à distance : ce duo couvre l'essentiel de nos voyages photo, du festival de Mönlam aux rizières en terrasses du Guizhou. Nous évitons de multiplier les optiques : chaque changement d'objectif est une occasion manquée, un geste qui nous éloigne de l'instant et de la rencontre.
La photographie animalière change cependant la donne. Pour observer un animal sauvage sans perturber son comportement, un téléobjectif à partir de 300-400mm devient souvent indispensable : c'est le cas pour approcher les loutres et macareux de l'île de Mull, ou la faune du parc de Khustay en Mongolie. Le choix des focales dépend donc autant du sujet visé que de la destination elle-même, raison pour laquelle nous fournissons une liste de matériel détaillée et adaptée à chaque voyage avant le départ.