Le MAM

Comprendre, prévenir et profiter pleinement de votre trek en altitude

Pourquoi certaines personnes souffrent-elles du mal des montagnes dès 3 000 mètres, tandis que d'autres semblent parfaitement à l'aise au-dessus de 5 000 mètres ? Comment reconnaître les premiers symptômes ? Peut-on les éviter ? Et surtout, comment voyager sereinement en haute altitude ?

Le mal aigu des montagnes (MAM) est sans doute la première préoccupation des voyageurs qui s'apprêtent à partir en trek au Népal, au Pérou, au Ladakh, en Bolivie ou encore pour l'ascension du Kilimandjaro. Il suscite de nombreuses interrogations… et parfois quelques inquiétudes.

La bonne nouvelle, c'est que dans la très grande majorité des cas, le mal aigu des montagnes peut être prévenu grâce à une acclimatation progressive, à un itinéraire bien conçu et à une bonne connaissance de son fonctionnement.

Chez Terres Oubliées, cette question fait partie intégrante de notre métier. Trois membres de notre équipe sont titulaires du Diplôme d'État d'alpinisme – Accompagnateur en moyenne montagne, délivré par le ministère chargé des Sports. Tous trois ont encadré des groupes en Himalaya et dans les Andes et ont suivi une formation à l'Institut Français de Recherche et de Formation en Médecine de Montagne (Ifremmont) de Chamonix.

Cette double expertise, scientifique et de terrain, nous permet de construire des itinéraires où l'acclimatation est pensée dès la conception du voyage, mais aussi de former nos équipes à reconnaître les premiers signes du MAM et à réagir rapidement si nécessaire.

Dans cet article, nous vous proposons de comprendre ce qui se passe réellement dans votre organisme lorsque vous prenez de l'altitude, d'apprendre à reconnaître les symptômes, de découvrir les bons réflexes à adopter et de répondre aux idées reçues les plus fréquentes.

À retenir
  • Le mal aigu des montagnes peut apparaître dès 2 500 mètres d'altitude.
  • Il ne dépend pas uniquement de votre âge ou de votre condition physique.

  • Une acclimatation progressive est le meilleur moyen de prévention.

  • Les formes graves restent rares lorsque les règles d'acclimatation sont respectées.

Qu'est-ce que le mal aigu des montagnes ?

Le mal aigu des montagnes (MAM) est une réaction de l'organisme face à la diminution de l'oxygène disponible en altitude.

Contrairement à ce que l'on entend souvent, il ne s'agit pas d'une maladie à proprement parler, mais d'une réponse physiologique au manque d'oxygène. Lorsque nous montons rapidement en altitude, notre corps a besoin de temps pour s'adapter à ce nouvel environnement. Si cette adaptation est insuffisante ou trop rapide, différents symptômes peuvent apparaître.

Le MAM survient généralement au-dessus de 2 500 mètres, même si certaines personnes particulièrement sensibles peuvent ressentir les premiers effets un peu plus bas, tandis que d'autres ne présenteront aucun symptôme à plus de 4 000 mètres.

C'est l'une des particularités de l'altitude : nous ne réagissons pas tous de la même manière.

Certaines personnes ayant déjà effectué plusieurs treks en Himalaya peuvent développer un MAM lors d'un nouveau voyage, alors que des voyageurs découvrant la haute montagne ne ressentiront pratiquement rien.

Cette variabilité dépend de nombreux facteurs : vitesse d'ascension, fatigue, hydratation, sommeil, état de santé… mais aussi de caractéristiques individuelles que la science ne permet pas encore d'expliquer totalement.

En d'autres termes, personne n'est totalement "immunisé" contre le mal des montagnes.

voyage au coeur de la cordillère royale en bolivie - © Anne BIALEK

Une idée reçue : il n'y a pas moins d'oxygène en altitude

    C'est probablement la croyance la plus répandue… et pourtant elle est fausse.

    L'air contient toujours environ 20,9 % d'oxygène, que vous soyez au niveau de la mer, au sommet du Mont Blanc ou sur les pentes de l'Everest.

    Alors pourquoi respirons-nous plus difficilement ? La réponse se trouve dans la pression atmosphérique.

    Plus on prend de l'altitude, plus la pression diminue. L'air devient moins dense et chaque inspiration apporte moins de molécules d'oxygène dans les poumons. Autrement dit, la proportion d'oxygène reste identique, mais la quantité réellement disponible pour votre organisme diminue progressivement. C'est cette diminution qui oblige votre corps à travailler davantage.

    Ce tableau permet de mieux comprendre pourquoi un simple effort, comme monter quelques marches, peut devenir beaucoup plus exigeant à 5 000 mètres qu'au niveau de la mer.

    tableau de données liées au mal des montagnes - © Terres Oubliées

    Comment notre corps s'adapte-t-il à l'altitude ?

    La bonne nouvelle est que notre organisme possède une formidable capacité d'adaptation. Dès les premières heures passées en altitude, plusieurs mécanismes se mettent naturellement en route pour compenser la diminution de l'oxygène disponible.

    La première réaction est la plus visible : nous respirons plus vite et plus profondément. Cette hyperventilation permet d'apporter davantage d'oxygène aux poumons. Le cœur entre lui aussi en action. Son rythme s'accélère afin d'acheminer plus rapidement le sang oxygéné vers les muscles, le cerveau et les autres organes.

    Dans les jours qui suivent, un troisième mécanisme prend progressivement le relais. Les reins produisent davantage d'érythropoïétine (EPO), une hormone qui stimule la fabrication de nouveaux globules rouges. Ceux-ci permettent de transporter plus efficacement l'oxygène dans l'ensemble de l'organisme.

    Ces adaptations ne sont toutefois pas immédiates. 

    Les premières réponses apparaissent dès les premières heures, mais la production de nouveaux globules rouges débute généralement après 24 à 48 heures. Une acclimatation réellement efficace demande souvent 10 à 15 jours, parfois davantage lorsque l'on dépasse les 5 000 mètres.

    C'est précisément pour cette raison qu'un bon itinéraire de trek ne consiste pas à gravir une montagne le plus rapidement possible. Il doit respecter le rythme naturel d'adaptation du corps humain.

    Chez Terres Oubliées, cette notion guide la conception de chacun de nos itinéraires en haute altitude. Les journées d'acclimatation, les montées progressives et, lorsque le terrain le permet, le principe de « monter haut, dormir plus bas » font partie des éléments essentiels de nos programmes.

    Trek au nepal - © Franck Charton
    Notre expérience sur le terrain

    Depuis plus de vingt ans, nous accompagnons des voyageurs sur les sentiers de l'Himalaya, des Andes, du Ladakh ou encore du Kilimandjaro. Nous constatons qu'il n'existe aucune règle absolue : certains participants s'acclimatent très rapidement, tandis que d'autres ont besoin d'une journée supplémentaire avant de poursuivre leur progression. Cette variabilité explique pourquoi nous concevons des itinéraires laissant toujours une place à l'adaptation de chacun, plutôt qu'à la recherche de la performance.

     

    Témoignages

    « Voyage vraiment d'exception. Très bonne entente entre les participants,bon guide,excellent cuisinier et équipe népalaise toujours à l'écoute de nos attentes. Il n' y a pas de mots pour décrire la beauté des paysages avec des couleurs et des reliefs différents chaque jour,les villages traversés plus magnifiques les uns que les autres. L'acclimatation s'est très bien faite avec une progression en altitude très bien gérée. Nous avons eu un temps exceptionnel avec seulement un jour et une nuit de pluie. La période était idéale, car nous avons pu assister aux moissons et rencontrer les habitants de retour dans les villages en fin de journée après le travail aux champs. Ce voyage restera gravé en moi pour toujours. C'est mon premier voyage avec terres oubliées et je l'espère pas le dernier. »

    Sabine, Trek du Haut Dolpo au Mustang, grande traversée sauvage
    Le saviez-vous ?

    Être en excellente condition physique ne protège pas du mal aigu des montagnes.

    Au contraire, les sportifs ont parfois tendance à monter trop vite parce qu'ils se sentent en forme. Or, en altitude, ce n'est pas la puissance musculaire qui compte, mais la capacité de l'organisme à s'acclimater. C'est pourquoi un marcheur expérimenté comme un débutant doivent respecter le même principe : prendre son temps.

    trek au népal - © Nicolas Fragiacomo

    Comment reconnaître les symptômes du mal aigu des montagnes ?


    Le mal aigu des montagnes ne survient généralement pas de manière brutale. Dans la plupart des cas, les premiers signes apparaissent entre 6 et 24 heures après l'arrivée en altitude, souvent après une montée importante ou une nuit passée à plus de 2 500 ou 3 000 mètres.

    Ces symptômes sont parfois discrets et peuvent facilement être confondus avec la fatigue du voyage, le décalage horaire ou une mauvaise nuit de sommeil. C'est pourquoi il est important d'être attentif à leur apparition et surtout à leur évolution.

    Les symptômes les plus fréquents sont :

    • des maux de tête, souvent persistants et peu soulagés par les antalgiques habituels ;
    • une fatigue inhabituelle, même après un effort modéré ;
    • des nausées, parfois accompagnées de vomissements ;
    • une perte d'appétit ;
    • des troubles du sommeil, avec des réveils fréquents ou une sensation de ne pas récupérer ;
    • une légère sensation de vertige ou d'instabilité ;
    • des œdèmes localisés, notamment au niveau des mains, des paupières ou du visage, plus fréquents chez certaines personnes, en particulier les femmes.


    Pris séparément, ces symptômes ne sont pas forcément inquiétants. En revanche, leur association ou leur aggravation doivent conduire à ralentir le rythme, à se reposer et à en parler immédiatement au guide.

    Le mal aigu des montagnes est une situation où il vaut toujours mieux signaler un symptôme "pour rien" que de le minimiser.

    Un simple mal de tête n'est pas forcément un mal des montagnes. En revanche, un mal de tête associé à des nausées, une fatigue importante ou une perte d'équilibre mérite toujours une attention particulière.

    Pourquoi faut-il écouter son corps ?

    En montagne, chacun réagit différemment.

    Certains voyageurs poursuivent leur journée sans difficulté malgré un léger mal de tête, tandis que d'autres auront besoin d'une journée supplémentaire pour s'acclimater.

    L'erreur la plus fréquente consiste à vouloir "tenir coûte que coûte". On comprend facilement cette réaction : un trek représente souvent un voyage attendu depuis des mois, parfois des années. Personne n'a envie de ralentir le groupe ou de renoncer à un col mythique.

    Pourtant, en altitude, l'organisme impose son propre rythme. Vouloir aller plus vite que lui est rarement une bonne idée. L'expérience montre qu'une journée de repos ou une montée plus progressive permettent très souvent de retrouver un état normal et de poursuivre le voyage dans de bonnes conditions.

    trek en argentine - © Jean-Marc Porte

    L'expérience des guides : un atout essentiel

    L'un des grands avantages d'un trek encadré est que les voyageurs ne sont jamais seuls face à leurs symptômes.

    Nos guides connaissent parfaitement les effets de l'altitude. Leur rôle ne consiste pas uniquement à montrer le chemin : ils observent en permanence l'état du groupe et de chaque participant.

    Ils prêtent notamment attention à :

    • l'apparition de maux de tête ;
    • la qualité de la marche ;
    • le niveau de fatigue ;
    • l'appétit ;
    • le comportement général ;
    • la capacité à récupérer après une étape.

    Avec l'expérience, certains signes deviennent rapidement révélateurs. Un voyageur habituellement dynamique qui se montre inhabituellement silencieux, une perte d'équilibre légère ou un manque d'entrain peuvent parfois être les premiers indices d'une acclimatation plus difficile.

    Cette vigilance quotidienne permet souvent d'agir avant que la situation ne se dégrade. Chez Terres Oubliées, cette approche préventive fait partie intégrante de notre manière d'encadrer les voyages en altitude.

    trek en argentine - © Jean-Marc Porte

    Quand le mal des montagnes devient-il une urgence ?


    Heureusement, les formes graves restent exceptionnelles lorsque l'acclimatation est progressive et que les étapes prévues sont respectées.

    Dans de rares cas, le MAM peut toutefois évoluer vers deux complications sévères.

    L'œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA)


    L'OPHA correspond à une accumulation de liquide dans les poumons.

    Les principaux signes sont :

    • un essoufflement qui augmente rapidement, même au repos ;
    • une toux persistante ;
    • une respiration difficile ;
    • une grande fatigue.

    Sans prise en charge rapide, cette situation peut devenir très grave.

    L'œdème cérébral de haute altitude (OCHA)


    Encore plus rare, l'OCHA correspond à un gonflement du cerveau provoqué par l'altitude.

    Les symptômes peuvent être :

    • une difficulté à marcher droit ;
    • une perte de coordination ;
    • des troubles du comportement ;
    • une confusion ;
    • une somnolence inhabituelle.

    Il s'agit d'une urgence médicale absolue.

    La règle d'or : descendre

    Face à une suspicion d'OPHA ou d'OCHA, il n'existe qu'une seule priorité : perdre rapidement de l'altitude.

    Contrairement à une idée reçue, il n'est pas nécessaire de redescendre jusqu'au point de départ. Une descente de quelques centaines de mètres suffit parfois à améliorer nettement l'état du voyageur.

    Selon la situation, cette descente peut être complétée par une évacuation ou une prise en charge médicale.

    Le rôle du caisson hyperbare

    Sur certains de nos trekkings les plus engagés, notamment lorsque l'éloignement rend une évacuation plus complexe, nous disposons d'un caisson hyperbare portable Certec.

    Son fonctionnement est relativement simple.

    Le participant est installé à l'intérieur du caisson, qui est ensuite mis sous pression à l'aide d'une pompe manuelle ou électrique. Cette augmentation de la pression reproduit artificiellement les conditions d'une altitude située 1 500 à 2 000 mètres plus bas.

    On parle souvent de « descente virtuelle ». En augmentant temporairement la quantité d'oxygène disponible pour l'organisme, le caisson permet de stabiliser le malade dans l'attente d'une véritable descente.

    Il est important de rappeler qu'il ne remplace jamais une évacuation. C'est un outil précieux qui permet de gagner du temps lorsque les conditions météorologiques, le terrain ou l'éloignement rendent une descente immédiate difficile.

    Le Diamox® : utile, mais pas indispensable

    Le Diamox® (acétazolamide) est probablement le médicament le plus connu lorsqu'on parle d'altitude.

    Son objectif n'est pas de masquer les symptômes, mais de faciliter l'acclimatation. Il agit en stimulant naturellement la respiration, ce qui améliore l'oxygénation de l'organisme.

    Selon votre profil, votre médecin pourra vous le prescrire à titre préventif, généralement un à deux jours avant l'ascension, ou comme traitement d'un mal aigu des montagnes léger.

    Comme tout médicament, il peut entraîner des effets secondaires, parmi lesquels :

    • des fourmillements au niveau des doigts, des orteils ou du visage ;
    • une augmentation des envies d'uriner, car il possède un effet diurétique ;
    • une modification du goût des boissons gazeuses.

    Une bonne hydratation est indispensable pendant le traitement. Le Diamox® n'est toutefois jamais un passe-droit permettant de monter plus vite. Il ne remplace ni une acclimatation progressive, ni le respect des consignes du guide.

    Comme pour tout traitement, son utilisation doit être discutée avec votre médecin avant le départ.

    caisson hyperbare en trek - © Certec shop

    Pourquoi l'expérience du voyagiste fait la différence

    Lorsque l'on choisit un trek en haute altitude, on pense naturellement aux paysages, aux sommets et aux rencontres. Pourtant, un élément plus discret joue un rôle essentiel : la conception de l'itinéraire.

    Une étape trop longue, une nuit programmée trop haut ou une ascension trop rapide peuvent augmenter les risques de mal aigu des montagnes. À l'inverse, un itinéraire pensé autour de l'acclimatation permet de réduire considérablement ces risques, tout en rendant le voyage plus agréable.

    Chez Terres Oubliées, cette approche fait partie de notre ADN. Nos itinéraires sont conçus pour respecter autant que possible le rythme naturel d'adaptation de l'organisme, en intégrant des journées d'acclimatation lorsque cela est nécessaire, une progression raisonnée et des équipes formées à la gestion de l'altitude.

    Parce qu'en montagne, le véritable objectif n'est jamais d'aller le plus vite possible, mais d'arriver au sommet dans les meilleures conditions… et de profiter pleinement de chaque étape du voyage.

    En pratique : que faisons-nous chez Terres Oubliées ?

    La prévention commence bien avant le départ. Lorsque nous construisons un itinéraire en haute altitude, l'acclimatation fait partie des critères essentiels. Nous intégrons, lorsque cela est nécessaire :

    • des journées dédiées à l'acclimatation ;
    • une montée progressive ;
    • une limitation du gain d'altitude entre deux nuits successives, généralement de 400 à 500 mètres au-delà des hautes altitudes ;
    • l'application du principe « monter haut, dormir plus bas » lorsque le terrain s'y prête.

    Sur le terrain, nos guides suivent quotidiennement l'état de chaque participant. Ils adaptent le rythme du groupe si nécessaire, évaluent l'évolution des symptômes et prennent les décisions appropriées avec un seul objectif : permettre à chacun de profiter pleinement de son voyage dans les meilleures conditions de sécurité.

    bivouac au coeur de sommets au nepal - © Nicolas Fragiacomo

    Les idées reçues sur le mal des montagnes

    Les sportifs ne risquent rien


    ❌ Faux. Une excellente condition physique ne protège pas du MAM.

    Si je suis déjà allé à 4000 mètres, je suis immunisé


    ❌ Faux. La sensibilité à l'altitude peut varier d'un voyage à l'autre.

    Boire beaucoup d'eau suffit


    ❌ Faux. L'hydratation est essentielle, mais elle ne remplace pas l'acclimatation.

    Le Diamox évite tous les problèmes


    ❌ Faux.Il facilite l'acclimatation, mais ne remplace jamais les règles de progression.

    Le mal des montagnes touche uniquement les débutants


    ❌ Faux. Même des alpinistes expérimentés peuvent développer un MAM.

    FAQ - Tout savoir sur le mal aigu des montagnes

    Le risque de développer un mal aigu des montagnes apparaît généralement à partir de 2 500 mètres d'altitude, notamment lorsque l'ascension est rapide. Plus l'altitude augmente, plus le risque est important si l'organisme n'a pas le temps de s'acclimater.

    Oui. Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas de profil type. Les sportifs, les jeunes, les personnes âgées ou les voyageurs ayant déjà effectué plusieurs treks peuvent tous développer un MAM.

    Chaque organisme réagit différemment au manque d'oxygène, et cette sensibilité peut même varier d'un voyage à l'autre.

    Oui, à condition que l'itinéraire soit adapté à leur âge et que la montée soit progressive. Les enfants peuvent eux aussi développer un mal aigu des montagnes. Comme ils expriment parfois plus difficilement leurs symptômes, une vigilance particulière est nécessaire.

    Les premières adaptations de l'organisme commencent dès les premières heures. La fabrication de nouveaux globules rouges débute généralement après 24 à 48 heures, mais une acclimatation efficace demande souvent 10 à 15 jours, parfois davantage selon l'altitude atteinte.

    Les formes graves sont très rares lorsque les règles d'acclimatation sont respectées. En revanche, un œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) ou un œdème cérébral de haute altitude (OCHA) constituent des urgences médicales qui nécessitent une descente immédiate et une prise en charge rapide.

    Pas avec certitude. Certaines personnes réalisent un test d'effort sous hypoxie avant leur voyage. Ce type d'examen fournit des indications intéressantes, mais il ne permet pas de prédire avec certitude la survenue d'un mal aigu des montagnes.

    Non. Le Diamox® peut être prescrit dans certaines situations par un médecin, mais il n'est pas systématique.

    Il facilite l'acclimatation, sans jamais remplacer les règles de progression en altitude.

    En résumé

    Le mal aigu des montagnes est une réaction normale de l'organisme face à la diminution de l'oxygène disponible en altitude. Il peut concerner tous les voyageurs, quel que soit leur âge ou leur condition physique.

    La meilleure prévention repose sur quelques principes simples :

    • monter progressivement ;
    • respecter les journées d'acclimatation ;
    • marcher à un rythme régulier ;
    • bien s'hydrater ;
    • écouter son corps ;
    • signaler rapidement tout symptôme.

    Lorsque ces règles sont respectées, la très grande majorité des voyageurs profitent pleinement de leur aventure en altitude.

    L'altitude, une expérience à vivre… en prenant son temps !

    Contempler les sommets de l'Himalaya au lever du soleil, franchir un col à plus de 5 000 mètres dans les Andes, parcourir les hauts plateaux du Ladakh ou rejoindre les pentes du Kilimandjaro sont des expériences qui marquent durablement une vie de voyageur.

    Ces paysages exceptionnels se méritent, mais ils ne se conquièrent pas dans la précipitation. En haute altitude, la patience est souvent la meilleure alliée. Chaque journée d'acclimatation, chaque pause, chaque pas effectué à un rythme régulier contribue à la réussite du voyage.

    Chez Terres Oubliées, nous pensons qu'un trek réussi ne se mesure pas uniquement à l'altitude atteinte ou au sommet franchi. Il se construit dans le respect du rythme de chacun, grâce à des itinéraires soigneusement étudiés, des équipes expérimentées et une approche où la sécurité et le plaisir de la découverte vont de pair.

    Parce qu'en montagne, prendre son temps est souvent la plus belle façon d'aller loin.

    trek au coeur de sommets au nepal - © Franck Charton

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