La règle d'or : descendre
Face à une suspicion d'OPHA ou d'OCHA, il n'existe qu'une seule priorité : perdre rapidement de l'altitude.
Contrairement à une idée reçue, il n'est pas nécessaire de redescendre jusqu'au point de départ. Une descente de quelques centaines de mètres suffit parfois à améliorer nettement l'état du voyageur.
Selon la situation, cette descente peut être complétée par une évacuation ou une prise en charge médicale.
Le rôle du caisson hyperbare
Sur certains de nos trekkings les plus engagés, notamment lorsque l'éloignement rend une évacuation plus complexe, nous disposons d'un caisson hyperbare portable Certec.
Son fonctionnement est relativement simple.
Le participant est installé à l'intérieur du caisson, qui est ensuite mis sous pression à l'aide d'une pompe manuelle ou électrique. Cette augmentation de la pression reproduit artificiellement les conditions d'une altitude située 1 500 à 2 000 mètres plus bas.
On parle souvent de « descente virtuelle ». En augmentant temporairement la quantité d'oxygène disponible pour l'organisme, le caisson permet de stabiliser le malade dans l'attente d'une véritable descente.
Il est important de rappeler qu'il ne remplace jamais une évacuation. C'est un outil précieux qui permet de gagner du temps lorsque les conditions météorologiques, le terrain ou l'éloignement rendent une descente immédiate difficile.
Le Diamox® : utile, mais pas indispensable
Le Diamox® (acétazolamide) est probablement le médicament le plus connu lorsqu'on parle d'altitude.
Son objectif n'est pas de masquer les symptômes, mais de faciliter l'acclimatation. Il agit en stimulant naturellement la respiration, ce qui améliore l'oxygénation de l'organisme.
Selon votre profil, votre médecin pourra vous le prescrire à titre préventif, généralement un à deux jours avant l'ascension, ou comme traitement d'un mal aigu des montagnes léger.
Comme tout médicament, il peut entraîner des effets secondaires, parmi lesquels :
- des fourmillements au niveau des doigts, des orteils ou du visage ;
- une augmentation des envies d'uriner, car il possède un effet diurétique ;
- une modification du goût des boissons gazeuses.
Une bonne hydratation est indispensable pendant le traitement. Le Diamox® n'est toutefois jamais un passe-droit permettant de monter plus vite. Il ne remplace ni une acclimatation progressive, ni le respect des consignes du guide.
Comme pour tout traitement, son utilisation doit être discutée avec votre médecin avant le départ.