Climat :
Hiver et contre tout …
Malgré le froid, les Québécois aiment l’hiver. Pourtant, ils sont près de 1 million à quitter leur pays à cette période, pour quelques semaines ou pour tout l’hiver
(300 000 possèdent une résidence secondaire ou tertiaire là où il fait chaud) et partent «dans le Sud, au soleil, se baigner dans la mer » (Charlebois).
Il est difficile de donner des prévisions très précises tant la météo et surtout les températures sont changeantes. D’une semaine à l’autre, les températures peuvent passer de -30°C à 0 °C. Le mois le plus froid (mais aux ambiances les plus hivernales) est le mois de Janvier.
L’été indien :
L’automne est ponctué par un phénomène propre au continent nord-américain : l’été indien. Après les premiers frissons, il se produit une petite semaine (parfois plus, parfois moins) de grandes chaleurs : l’ultime sursaut de l’été avant la neige. La végétation suspend sa marche vers le dénuement et offre des couleurs, des nuances uniques et propres au Nouveau Monde. Puis, comme la lame d’une guillotine, la neige tombe du jour au lendemain. Le (très) Grand Nord : En dehors de l’hiver, la taille du pays est là pour rappeler à l’homme qu’il n’est que peu de chose : dans sa province d’une superficie trois fois supérieure à la France (pour une population d’à peine 7 millions d’habitants), le Québécois se cherche comme une aiguille dans une botte de foin dès que l’on quitte les rives du Saint-Laurent.
Hébergement & nourriture (en cabane et sous tente prospecteur) :
Petit déjeuner et déjeuner copieux alimentés par les traditions culinaires canadiennes. Cabane ou tente prospecteur pour le soir, on y dort, on y mange et c’est particulièrement convivial et chaleureux. Ce type de tente est idéal pour un raid en chien de traîneaux. Facilement transportable et très chaude en hiver, elle convient aux quatre saisons. Elle est munie de jupettes à neige en nylon balistique, d'une sortie de poêle en fibre de verre (2000 degrés), de tendeurs latéraux et d'un sac de transport. On peut y ajouter des fenêtres et des portes moustiquaires. Du véritable confort pour les régions froides.
Nourriture :
Dans les petites villes et villages, comme au bord des routes, ne vous attendez pas à faire des agapes gastronomiques. Et régalez-vous plutôt sans remords d'épais club-sandwichs, d'énormes pizzas et autres tartes au chocolat glacé. Mais les Canadiens aiment manger et se nourrissent généralement mieux que les Américains.
Lorsqu'on est pressé, il est inutile de se charger de nourriture : il existe un peu partout en ville des boutiques d'alimentation (convenience store) ouvertes tard le soir et tôt le matin et même les dimanches et jours fériés. Ces magasins sont toute fois plus chers que les supermarchés. En bordure des agglomérations, de nombreuses grandes surfaces ont également des horaires d'ouverture très pratiques (8 h à 23 h) et offrent un choix de produits. Les cartes de paiement y sont acceptées.
Un peu partout dans le pays, la mode est aux aliments « bio ». Si vous êtes amateur, vous en trouverez facilement sur tous les marchés et même dans certains restaurants.
Boissons :
Les vins étrangers sont chers (surtout les français). Alors, pourquoi ne pas essayer un cru local ? L'Ontario et la Colombie britannique produisent désormais des vins de qualité, en vente dans différents endroits selon les provinces. Si vous avez l'occasion d'en goûter, faites comme les Canadiens : préférez le vin blanc au rouge.
La bière est beaucoup plus abordable que le vin, et les Canadiens en font une consommation gourmande. C'est sans conteste la boisson nationale. Molson Canadien ou Labatt's Blue, les célèbres marques locales sont servies à la bouteille ou à la pression.
Les micro-brasseries artisanales, qui produisent des bières localement, connaissent aussi un vif succès à travers le pays. (La U, la Mort Subite, la Saint Supplice, l’eau bénite, la Maudite)
La plupart des bons restaurants et cafés se sont dotés de machines à Expresso et cappuccino. Ailleurs, et même dans certains grands hôtels, on continue à servir un café filtre pas toujours génial ! En prime, il est toujours servi à volonté
Bon à savoir :
Un peu de géographie du Québec :
Superficie : 1 550 000 km2 (3 fois la France !).
Population : 7,2 millions d’habitants, dont presque la moitié vit dans la région de Montréal.
Capitale : Québec.
Langue officielle : le français.
Monnaie : le dollar canadien.
Régime politique : démocratie parlementaire.
Religions : catholique (90 %) et protestante.
Décalage horaire :
Quand il est 18 h en France, il est midi au Québec (donc - 6 h).
Électricité :
La tension électrique étant de 110 volts alternatif et les prises de type américain, munissez-vous d’un adaptateur transformateur international si besoin est.
Qu’est-ce qu’un Raid hors piste ?
Mario vous emmène sur des « trails » qu’il a préalablement ouverts en début de saison. Ce raid n’emprunte pas les pistes classiques, fréquentées par les motoneiges mais un réseau de chemins ouverts par Mario et ses amis. Ils passent en général une fois ou deux dans la saison avec des motoneiges sur les traces que vous allez utiliser pour damer et durcir le fond afin que la glisse soit au rendez-vous et que vous puissiez réaliser un parcours suffisamment varié.
Un raid en traîneaux n’empruntant pas de pistes pré - damées implique une logistique différente ; dans ce cas, il faut ouvrir en raquette la piste avant les chiens, ce qui est plus long, plus physique et accessible à beaucoup moins de personnes. Il s’agit alors d’une expédition. Néanmoins, selon les conditions météo les jours précédents et pendant votre raid vous pouvez être amenés à tracer certaines sections en raquettes devant les traîneaux.
Les attelages : Vous disposerez d’un attelage variant de 4 à 5 chiens
Il existe 4 races naturelles et 1 race fabriquée par l'homme. Les 4 races naturelles sont :
-le Siberian Husky (chiens que vous aurez l’occasion de découvrir) C'est le plus rapide et le plus petit. Il tire des charges moyennes au trot rapide sur de longues distances. La plus rapide des quatre races de chiens nordiques, le husky était le chien de course par excellence avant l'apparition des Alaskans et autres croisements nordiques/chiens de chasse. Ce chien est très réceptif et fait un excellent chien de tête, mais son caractère fantasque le rend assez irrégulier au travail et fait qu'un jour il est génial et le lendemain il n'en fait qu'à sa tête.
-le Malamute d'Alaska (chiens que vous aurez l’occasion de découvrir) C'est la locomotive du Grand Nord. Il est très puissant mais moins rapide (il servait à tirer les bateaux hors de l'eau). Pas très rapide, il tire de lourdes charges sur de longues distances. Il est moins réceptif que le husky et plus long à éduquer comme chien de tête. En revanche, il est régulier dans son travail. En randonnée, sa puissance fait des merveilles en montagne, même avec un gros traîneau. Par contre la vitesse n'est pas sa tasse de thé.
-l'Eskimo du Groenland : C'est le chien de raid. Il résiste aux conditions extrêmes. Compagnon de toutes les expéditions polaires, le groenlandais est le chien qui possède toutes les qualités requises pour la randonnée. Excellent compromis entre la vitesse du husky et la puissance du Malamute, il est régulier et consciencieux. Si les pistes damées l'ennuient rapidement, il s'éclate dans la poudreuse et le hors-piste. Assez tardif au niveau de son caractère, il ne deviendra un bon chien de tête qu'au bout de quelques années.
-le Samoyède de Sibérie : C'est à la fois un gardien de troupeau et un chien de traîneau.
La race artificielle a été créée pour les courses. Ce sont les Alaska Husky. Ils sont très rapides mais moins résistants.
En France, c'est le Husky qui est le plus courant.
Comment ces chiens résistent-ils au froid ?
Il semblerait qu'ils aient une physiologie particulière: ils pourraient ralentir ou accélérer leur circulation un peu comme les animaux qui hivernent. De plus, ils ont deux types de poils. Le sur poil qui est un peu huileux et donc imperméable et le poil laineux qui est très épais. La queue contient plus de poils. Ils se recouvrent ainsi leur bout de museau avec la queue pour éviter de geler.
Comment fonctionne un attelage ?
Le plus important, c'est le chef d'attelage. En général, c'est le chien le plus proche du maître. Il doit être obéissant, intelligent et avoir assez de caractère pour se faire obéir des autres chiens et relancer le rythme en cas de fatigue.
On va demander à un attelage de randonnée d'être capable de s'adapter à toutes les situations car même si l'itinéraire a été étudié et éventuellement reconnu, l'imprévu n'est pas exclu. Ainsi cet attelage sera éduqué à franchir des obstacles divers et variés dans le calme et à attendre l'ordre de repartir.
Itinéraire & sécurité : Le programme jour par jour peut être modifié ou même inversé. Cependant assez rares, ces changements sont imposés par des raisons de sécurité dues à des phénomènes naturels spécifiques du lieu: enneigement précoce ou tardif, intempéries, météo défavorable…
Mario connaît parfaitement le terrain et est seul maître à bord lorsqu’il faut interpréter les caprices de la nature toute puissante sous cette latitude et prendre les décisions nécessaires.